e-lektor@

Bientôt sur vos zécrans, devant vos yeux zébahis:

  • les étals de bouffe à Carrefour...
  • des fouilles dans le Yunnan!!! (reporté à juillet-aôut en ce qui me concerne...)
  • un reportage sur la Cité des Ventilateurs (où l'on comprendra ce surnom donné à Beijing par Amélie Nothomb)

 Ne râlez pas si tout n'arrive pas tout de suite!! N'oubliez pas que je suis pas là pour faire du tourisme!!

 

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Jeudi 28 septembre 2006

'faut pas être bègue!
Comme promis, un petit aperçu de mes vacances des fouilles effectuées au Yunnan fin juillet - début aout (oui, je sais, on est presque en octobre mais c'est que je bosse moi, madame!!)... L'occasion au retour de se rendre compte que l'appareil photo est en train de rendre l'âme (note pour plus tard: investir dans un pixellisateur de paysage ou autre avaleur d'âme).
     Qu'on se le dise: c'était une mission, pas du tourisme (même s'il est dans cette catégorie). Pour de plus jolies photos et plus variées, je vous renvoie sur cet article de Pumaboy.

petite ambiance musicale:

Après avoir failli ne pas partir ("il paraît que tu as peur des moustiques", "tu sais, ça craint pour les étrangers à certains endroits", etc.), il est décidé de partir une semaine après les étudiants du labo.  

LE YUNNAN - 云南


K: Kunming (昆明), capitale provinciale); Q, Qujing (曲靖); Z, Zhaotong (昭通).

     Le chef et moi partons donc au Yunnan, youpi! Prenons l'avion de Pékin à Yibin (50 km au sud de Zigong, Sichuan, et 150 km au nord de Zhaotong): c'est moins cher que de passer par Kunming, et plus pratique pour nous. De Yibin, prenons le train de nuit pour Zhaotong. Premier problème, la madame au guichet qui vend les billets au chef lui dit "Y'a plus de places assises!" Bon, ben on ira dans le wagon restaurant. O joie, ô surprise, une voiture pratiquement vide s'ouvre à nous, il est 22:00; on en a pour 6 heures de trajet, assez dur de dormir avec un camp de jeunes partant en vacances (et te grignotant des graines de tournesol; je vous laisse deviner l'état du wagon au bout de deux heures). Arrivons à Zhaotong à 4:00 du matin, taxi jusque l'hotel, dodooo...  Autant il faisait chaud et humide à Yibin, autant à Zhaotong, il fait frisquet... eh oui, on est plus haut!

     Vous le voyez sur la carte, Zhaotong est quand même proche du Sichuan (cette dernière province, rappelons-le, signifiant "4 rivières"), et la cuisine fortement ressemblante. Du coup, la région de Zhaotong a un surnom rigolo: 三川半, Sanchuanban, autrement dit, "trois-rivières-et-demi"!

     Nous ne resterons que deux jours à Zhaotong, nos valeureux fouilleurs y étant depuis déjà une semaine...


Conseil pour éleveur de paléontologues: donnez leur un marteau, un tas  de cailloux, et ils seront sages et sauront s'occuper toutes la journée! (au passage, ici, on fouillait à flanc de montagne)

     Chose intéressante, le fossile en Chine, c'est comme le mifan (le riz) au resto: c'est sûr que y'en a! Le plus dur, c'est comme pour le magazinage: faut choisir. Eh ben, comme pour le magazinage au moment des soldes, on prend le tout, même si c'est pas terrible, on le mettra au moins une fois pour  une occasion débile et puis en fait non (pour vous donner une idée, on a du ramener dans les 150 kilos de caillasse)! Attention nénamoins, ne vous méprenez pas sur cette comparaison, TOUT ce qu'on ramasse a son importance, mineure ou majeure...


Et entre les montagnes, de petits villages qui poussent au milieu des champs de maïs....

     N'empêche, pensez-vous, aller dans un pays comme ça pour bosser, c'est le pied! Eh oui, surtout qu'on a eu du très beau temps. Vous verrez néanmoins beaucoup de nuages sur les photos, ou un ciel couvert. C'est normal. Au passage, Yunnan, ça veut dire "au sud des nuages", ou "au delà des nuages".


Des montagnes, des vallées, des nuages...

     Les activités nocturnes du paléontologue après le dîner? La ballade en ville, les parties de cartes avec des règles chinoises (mélange atroce de belotte, tarot, dame de pique, pouilleux, poker, motus et des chiffres et des lettres -sans dec'- et j'en passe). Pour les promenades en ville, ben y'a pas grand chose à voir... sauf sur la place publique de la ville: là, y'a des cours de Kung-Fu pour débutants et confirmés...


Eh bah oui, la souplesse ça se travaille autant que le Kungfu se mérite!!
(et oui, en Chine, les mômes, c'est du plastique!)

Et ci dessous, une petite vidéo dont je suis pas peu fier (hé hé! promis-juré-craché, j'ai pas touché à la vitesse de l'original). Je vous conseille d'attendre que le chargement soit bien avancé pour lancer le film (environ 6,2 Mo), sinon, c'est frustrant et à quoi ça sert que Ducroc y se décarcasse...  Et oui, vous pouvez laisser des commentaires, ça fera plaisir... 


petits mais costauds
 
        Puis suit une journée de huit heures de bus entre Zhaotong et Qujing, via le Guizhou. Huit heures  à flancs de montagne, au bord des précipices, et le long d'une magnifique autoroute en construction...


Cette terre rouge est le materiau de base pour l'élaboration des briques de construction. Un rouge proche de celui de l'outback australien pour ceux qui ont eu la chance de connaître...


     Arrivés à Qujing, on arrive à l'hôtel "Etoile Rouge" (Hongxing,  红星), anciennement investi par l'armée. Pas cher mais un peu crade, mais bon... Après un super bon dîner (avec du riz pas gluant, je me serais cru au pays de l'Oncle Ben).

     Le lendemain, direction le chantier de fouilles, un petit talus perdu au mileu des rizières...  Nous sommes entourés par des essains de libellules, on se croirait dans Nausicaä de la Vallée du Vent (sauf que l'air est respirable)...

  


Ca, c'est la Chine telle que je l'imaginais avant de venir....

 

    Bon, alors, les fouilles:

 
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, nous ausi on a cassé du caillou...

      On casse du caillou toute la journée, on regarde le caillou, on le jette, on recasse, on re-regarde, on re-rejette, ah non, m***e, pas c'ui-là!, y'avait un 'Cékoidon' dessus... Et puis, entre deux coups de marteau, pour faire aventuriers de l'extrême, des fois, on jouait notre vie. On est comme ça, nous autres paléontologues... (mais bon, y'a des gens un peu moins courageux qui von en Belgique la semaine prochaine, je cite personne...) ;))


Ah bah ça... Y' a pas que des libellules dans le coin!! Nos amis paysans ont décapités quelques serpents (venimeux ou pas). No comment...

     On a aussi fait de la prospection le long d'une voie de chemin de fer en construction (ça veut dire aussi qu'il faut traverser des ponts vachement longs au dessus de précipices vachements profonds -gloups... Non, j'ai pas le vertige, et les jambes qui tremblent, c'est pour faire style Elvis, z'y connaissez rien, allez avanceeeeuuuhhh!!.


Et non, y'aura pas de photos depuis le pont, na!

     Le soir, à Qujing, y' a pas grand chose à faire, à part une ballade dans le parc. On m'avait dit : "Tu verras, c'est plus touristique que Zhaotong". Ah bah oui... sauf que je vais pas passer mes vacances à Castorama, moi! Des travaux partout en ville (ça vous rappelle rien, les pékinois d'adoption?), je vous laisse imaginer ce que vendent les petits magazins... Casto, je vous dit! Bon, OK, j'exagère, j'ai vu le personnel d'un cinéma faire une chorégraphie pathétique (je fais des moulinets, je me cache les yeux, je fais semblant de pleurer, etc.)...

        Et puis le temps de rentrer à Pékin arrive... Bus jusque Kunming, passage dans un marché aux fleurs, achat d'orchidées (qui ont crevé depuis), et retour en avion, puis dodo maison... Tiens, ma maison, j'vous en est pas encore parlé??


La Forêt de Pierre (Shi Lin, 石林), en vitesse à travers les vitres du bus...

  Le truc que j'ai pas aimé: on te dévisage, toi le laowai, mais on ne te parle pas. Même pas de 'Rhallo!' une fois que t'es passé... (j'aurai jamais cru que ça puisse manquer). Bref, échange avec la population quasi nul. J'ai préféré le Sichuan rien que pour ça... Mais bon... C'est quand même une chouette province, et si j'ai l'occasion d'y aller (pour des vacances), pourquoi ne pas lui redonner une chance. Après tout, le Yunnan est le coup de coeur de tous les occidentaux...


oui c'est la même photo que y'a plus d'un mois, je sais...
Mais c'est une chouette image pour temoriser ma conclusion un peu... pas tip-top...

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Lundi 18 septembre 2006

     Et non, c'est toujours pas l'article sur le Yunnan (désolé Matt'), mais là, la raison d'état l'emporte: plus que quelques jours pour une très belle exposition au "National Art Museum of China" (là où se tient aussi en ce moment 'Italian Art and Italian Life', mais bon, ça, c'est jusqu'au 8 octobre). Ce post est donc surtout écrit à l'attention des pékinois de passage ou d'adption...

   Alors, cette expo que j'ai trouvée très jolie, là voilà: ce sont des peintures d'un certain Zhao Wenyuan (赵文元) qui représentent pour la plupart des scènces d'une vie, disons, campagnarde. Ce qui est intéressant, c'est de remarquer à quel point les visages se détachent du reste de la peinture, ils semblent plus travaillés, les détails sont plus fins. Le cadre, le décor et les costumes sont légèrement plus flou, faisant ainsi resortir les expressions faciales. Le tout dans des tons sépias ou pastel, c'est vraiment très beau (mais après, c'est le goût de chacun). A noter: il y a aussi quelques peintures "apologiques" de l'Armée (l'artiste est un ancien militaire). Bah, dîtes-vous que vous regardez une Tomb Raider chinoise, et ça passera. Sinon, l'ensemble des oeuvres exposées montre surtout la vie champêtre, avec de très beaux costumes traditionnels...

 

ATTENTION: l'expo n'est ouverte que jusqu'au 18 septembre à midi....  m***e, c'est dans une heure...
Bon, ben... commen dire... grouillez-vous, lachez vos dossiers hyper importants, passez votre boulot au stagiaire de passage et plongez dans un taxi ou le métro...

L'adresse: Wu Si Street, juste à l'ouest du croisement avec Wangfujin Street (au Nord).

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Jeudi 27 juillet 2006

Au moment où lirez ces lignes, je serai.. dans le Yunnan revenu du Yunnan. C'est dans la précipitation que je vous écrit ces quelques lignes sur l'une des plus belles provinces de Chine:

 LE SICHUAN -  四川

 

   
notre petit parcours: C: Chengdu (capitale du Sichuan); EM: Emei Shan; L: Leshan; Z: Zigong

     Alors voilà comment ça s'est passé. Emilie, qui est monoglote et qui donc ne parle pas chinois, devait voir des collections de zinodores (ces fameux reptiles archosaures mésozoïques qui ne sentent pas) à Zigong, dans le Sichuan. Vous connaissez tous ma grandeur d'âme et mes talents linguistiques (sauf pour le mandarin, pas de bol... mais peut-être qu'on parle nahuatl au Sichuan... on sait jamais, avec ce sacré voyageur de Zheng He!), je décide donc de l'accompagner.

      On va donc au bireau Air China (lundi, 17.00) .
"Bonjour, on voudrait des billets PAS CHERS pour le Sichuan s'il te plait Monsieur"
"Vous partez quand?"
"Ben demain matin, à
7.00, c'te question, l'aut'là
..."
"No problemo! Voilà
les billets, Bon voyage!"
"Merci Monsieur, t'es cool, on reviendra!"

      Le lendemain matin, aux aurores, nous partons donc pour non pas le Sichuan (on vous a induit en erreur, ah ah ah!), mais pour Chongqin (重庆). Chongqin est une ville-province qui s'est séparée du Sichuan en 1997. Pourquoi Chongqin et pas Chengdu, me direz-vous? Eh bien, on nous a prevenu que y'a plein de travaux à Chengdu, et que du coup, y a des embouteillages pas possibles. Donc, petit détour par Chongqin, de toues façons, c'est quasiment la même distance pour aller à Zigong.

      A l'aéroport de Chongqin, on nous fait prendre une navette de l aéroport qui nous emmène au centre ville, de là, on chope un taxi pour aller à la gare routière; là-bas, on achète les billets pour Zigong, et non Emilie t'as pas le temps de faire pipi le bus part dans 2 minutes. Bon, OK, vas-y, le chauffeur est sympa, depuis que je me suis fracassé la tête sur le toit du coffre, il s'en veut et c'est mon pote.

      Et nous voilà partis pour 3 heures 30 de route, au milieu des montagnes. Ah oui, Chongqin, c'est une ville assez jolie pour ce qu'on en a vu a travers les vitres des différents véhicules empruntés. Là-bas, pas de vélo, que des voitures: la ville est construite sur les flancs des montagne. Le trajet en bus se passe bien, on nous passe une comédie chinoise un peu débile mais qui me fait pleurer de rire (l'histoire d'un mec qui veut se trouver une nana mais qui se prend que des rateaux ou des pains par le copain de la madame convoitée).
Dans le bus, pas vraiment possible de dormir: au Sichuan, on conduit au milieu de la route, ou on se la joue Pocahontas en zigzagant entre les nids de poules (qui nichent vraiment au milieu de la route - et dire qu'un jour, ça a gouvern
é la planète. eh beh! y a une méorite de ma connaissance qu'a fait une bonne action...). Bref, pour éviter les problèmes et de jouer aux auto-tamponneuses avec les autres véhicules (on est pas é la dukass' nan plus!), eh ben, notre ami chauffeur a du passer 60% de son temps à
klaxonner.

      Nous arrivons enfin à Zigong (自贡), ville des dinosaures. Il est 16.30, on est claqués, mais, vaillants et portant sur nos épaules le futur de la recherche française, nous sautons dans un taxi aux emblèmes reptiliens pour foncer vers le musée des dinos afin de rencontrer notre contact, qui nous expliquera le but de notre mission ultra-secrète. On arrive au musée -youpi- on demande à voir le gars à la madame du guichet du musée (style Asterix et la maison qui rend fou pendant ses 12 travaux:
"Il est rentré
chez lui".
"Ah. Bon. euh... Tu sais parler anglais? non? français (espoir)? non plus? mandarin? oui mais avec l'accent du Sichuan... OK, euh... 'voyelle' alors.... 'consonne', 'consonne', 'voyelle'...

 

 

petit apparté pour TOI, lecteur: il faut que tu saches que dans le Sichuan (et d'autres provinces du Sud), l'accent est différent  de celui de Pékin. Pour te donner une idée, c'est un peu comme la différence entre le Chtimi de Valenciennes et le Marseillais du Vieux Port, voire pire (dans l'écart linguisticophonétique, bien sûr). Imagine donc mon désarroi quand la madame commence à me parler... euh... je comprends pas trop... mais reprenons notre histoire:

 

  

 "euh... désolé, je comprends pas trop"
et là
, erreur fatale, je lui écrit en chinois qu'on vient de Pékin, de tel institut, et qu'on veut voir M.Machin. Quand je dis "j'écris", je tire la langue et sue à grosses gouttes (dé
qu'il fait chaud et humide, dans ce pays!).
"Ah! tu sais é
crire chinois! - et la madame de me poser des questions à l'écrit... mais en chinois cursif. Du coup, la larme a l'oeil, j'essaie de lire: ni... men... cong... bei... jing... lai.... et puis après, évidemment, y'a des caractères que je connais pas (environ 99,99%, j'ai pas sauvé
la face bien longtemps!!)

      Bon, finalement, elle nous appelle un gardien, qui nous appelle quelqu'un d'autre qui appelle notre correspondant (hourra!). On nous met dans une belle voiture, et c'est parti pour l'hotel (synonymes: douche, dormir, bonheur). On arrive devant l'hotel; moment de panique, ils sont super gentils avec nous, mais comment dire... on veut pas être relou, mais:
"euh... quatre étoiles, c est peut etre un peu au dessus de notre budget, vous savez?!
"pas de soucis, le musé
e a un accord avec l'hôtel!
"... (sans voix, bonheur, larmes de joie, 我爱中国 - wo ai zhonguo)
"rendez-vous dans une heure pour dîner!

      Argh! le dîner! Mais je veux dormir moi!!! Mais bon, on ne peut pas y couper, ils sont tellement gentils avec nous. Nous nous retrouvons (propres, youpi tralalère) dans la salle de resto de l'hotel, avec une partie du personnel du musée. Dîner test également, car il y a de cela quelques années des chercheurs étrangers -dont nous tairons la nationalité- les ont roulés dans la farine en publiant des trucs qu'ils ne devaient pas. Leur méfiance et donc légitime, mais Emilie (qui devrait bosser à l'ONU, tiens!) les rasure très vite.
Bon, c'est pas out ça, mais aprè
s ce dîner somptueux et délicieux et ma foi pas aussi épicé
que ce que je redoutais, on va enfin pour voir se coucher!!!!!

      Le lendemain, visite du Mus2e des Dinosaures de Zigong.

  
Le portail d'entr
ée du musée a une forme de dinosaure. Si si, regardez bien: 4 pattes, un long cou, une longue queue, c'est un... Long cou! Bravo! (un sauropode pour les initiés)

  
Emilie est aux anges. Non, lecteur, n'aie pas peur pour elle, ce crâne, aussi terrifiant puisse-t-il ê
tre, est celui d'un paisible brouteur de laitue... (et OK, y a des dinos qui sont grands, mais non, c'est pas la grandeur nature)

 
     On commence donc à
prendre des photos des spécimens exposés dans le musée. Il faut dire que la muséeographie est à la pointe, que c'est très bien expliqué, et ques les squelettes sont admirablement reconstitués en position de vie (en train de manger comme ci-dessus, ou en train de pondre, etc.)

 
Comme je le disais plus haut, y a des dinosaures qui sont gros, mais Emilie est un peu myope... ;))

      Les jours suivants, pendant qu'Emilie travaillait au Musée avec ses amis (enfin, je crois, j'en saurien!), je profitais de mon temps libre pour visiter Zigong.

      Alors, lecteur, Zigong, tu ne le trouveras pas dans Lonely Planet (sauf sur la carte). Pourtant, y'a quelques chouettes trucs à voir. Zigong a trois centres d'intérets: le musée des dinosaues, qui vaut vraiment le coup, surtout si tu as des enfants (ou si tu as chopé un syndrôme de Jurassikparkinson aiguë), le Musée du Sel, et quelques temples par ci par là, mais c'est aussi la ville des lanternes, là il y a le plus beau festival clôturant les Fêtes du Printemps (début février)

 
Le Musé
e du Sel est dans ce temple (qui l'eut crût!). Entrée: 20 yuans.

Le Musée du sel: ce sel là, Madame, il vient pas de la bête évporation de l'eau de mer, non, non, non. Il provient de mines de sel, et est donc plus riche en éléments minéraux qui sont bons pour ton corps, et donc beaucoup plus cher (mais largement accessible pour nous autres occidentaux). C'est ce qui a fait la richesse de Zigong... Dans un cadre très joli (un temple réaménagé), vous apprenez l'épopée de l'extraction du sel avec des derricks (pas l'inspecteur, non!) au travers des exploits réalisés par les ouvriers, de véritables 'Chevaliers du Sel' (elle était facile, je vous l'accorde). Chose assez amusante, plusieurs statues un peu plus grandes que nature reproduisant les ouvriers en question, mais à la carrure évoquant plus le gladiateur romain ruisselant de sueur et sentant bon le sable chaud que le calibre chinois que l'on va voir partout. On peut aussi voir les différents éperons, tels des armes de guerre, servant à forer, récupérer, casser la gangue, etc. Petit bémol, c'est majoritairement en chinois, mais il y a quand même quelques panneaux en anglais. Et quand vous en avez marre du sel (le contenu), eh ben vous 'avez qu'à regarder le temple (le contenant).

 
Une fresque murale, sur ces Chevaliers du Sel, que je trouve jolie.

 Ballade dans Zigong: Comme à Chongqin, pas de vélo car ici, ça grime pas mal... Mais quelques temples, parcs et autres maisons de thé aident le routard fatigué à reprendre des forces. Dans les maisons de thé, vous pourrez voir des gens jouer au Majong, ou au pouilleux (moins exotique, mais au moins, je connais les règles). Déambulez donc le long des bords du fleuve, papotez avec les gens après qu'ils vous aient dit 'Hallo' une fois que vous les avez dépassés (ils seront très content de voir un laowai -un étranger- essayer de baragouiner leur langue, les vieux comme les jeunes; d'ailleurs, pour beaucoup, vous serez leur premier étranger, ça se repère facilement: yeux exorbités, regard fixe, regarde pas où il marche et attention le poteau! PAF trop tard...)

 

 

 

 

     Si vous avez du temps à perdre, allez au musée des lanternes. Un truc en béton, moche, poussiereux, pas éclairé, pas entretenu, ambiance musée abandonné... Les lanternes sont recouverte d'une couche de poussière rappelant certains dinosaures de ma connaissance, et évidemment, c'est peut-être LE musée de la lanterne, mais c'est chinois, donc c'est KITCH. Exemples:

 
Dragon vs. Ph
énix. Non, c'est pas de la lanterne, regardez mieux:

 
oui, c'est de la vaisselle chinoise (chez Tang Frè
res, vous avez la même)

 
Encore Dragon et Phé
nix, mais en cocons de vers à soie (sous la poussière).

 

Emei Shan (峨眉山): le week-end, nous décidâmes d'aller voir la montagne sacrée. En bus. 4 heures (route pourrie; de Chengdu, même distance que depuis Zigong, mais faisable en 2 heures). Du coup, on arrive en début d'après-midi, et décidons de nous ballader dans les temples de la montagne plutôt que de monter au sommet en bus.

  

     Emei Shan, patrimoine mondial de l'humanité UNESCO, c'est un endroit paisible, une jungle luxuriante de bambous et autres essences, chaude et humide, avec des touristes, certes, mais aussi beaucoup de pélerins chinois, et des insectes hyper stridents (vers 18.00, les cigales-tronçonneuses se mettent en route). Vous croiserez des porteurs qui vous porteront (à dos d'homme, oui, oui) où vous voulez. A Emei Shan, il ya plein de temples respirant l'harmonie, chose difficile a restranscrire à l'écrit ou avec des photos, mais bon, on va pas vous priver:  

 

 
paix...

 
Priè
re dans le Temple du Tigre Couché

 
Chantal et Samantha en vacances...

 
Emei Shan: ses randonneurs... et ses ESCALIERS (au moins une vautrade pour
être baptisé!)

 
"Il est où
l'hôtel?" Emilie et son nouveau meilleur ami.  

 

       Pour dormir, comme Lonely Planet, nous vous recommandons le 'Teddy Bear Hotel', sympa, chambres et salles de bains propres, équipe sympa et anglophone, prix intéressant.

 

 LESHAN (乐山): Le lendemain matin, nous reprenons le bus aux aurores pour aller à Leshan, autre site classé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Y' a quoi à voir? Ben le Grand Buddha, pardi! Celui-ci n'est pas très beau en tant que tel, mais avec ses 71 mètres de hauteur, il en impose:

 
Oui, c'est bien ma petite t
ête à coté de ses orteils...

     Cette statue a été construite en une centaine d'années sur les recommendations d'un moine bouddhiste. En effet, les fleuve en face de la (future) statue étant très tumultueux, des nombreux bateliers et autres pêcheurs y laissaient leurs vies. Pour congédier ce mauvais sort, le moine décida de faire ériger une statue du Bouddha géante, afin de s'attirer les faveurs de la divinité et aussi pour qu'elle demande à la rivière (en fait, la jonction de trois énormes cours d'eau) de calmer sa joie. Et le miracle se réalisa. Les esprits pragmatiques diront que les énormes rocher arrachés à la falaise et jetés dans le fleuve sont aller comble les trous au fond de l'eau et ainsi diminué de beaucoup les remous...

     Autour de cette statue du Buddha, un immense parc-jungle (toujours avec des escaliers) avec des centaines, peut-être des milliers de représentations du Buddha, de différentes origines (indienne, chinoise, etc.).

 

 

   
On a pas bien compris pourquoi il fallait le faire tourner, mais bon...


Keskiyalaba?

 Là-bas, il y a...

 

avec une autre grosse statue de Buddha en haut:

 

et de chaque côté, une crypte, avec d'autres icônes religieuses:

 
10000 mains...

     Après ces deux journées bien chargées, retour à Zigong. On se tape trois gares routières à Leshan avant de trouver la bonne (à chaque fois, nous suivions les indications de la précédente!!), on arrive à sauter dnas le dernier bus qui retourne à Zigong, on quitte le parking, on y retourne, comme ca sent bon dans le bus, j'achète des molihua (jasmin, 1 yuan) et on rentre à Zigong. Petit souci néanmoins, c'est que le bus, il allait à Chongqin via Zigong, mais il est pas passé par la gare routière... Alors il nous a déposé sur le bord de la route, dans la cambrousse, dans la nuit, et à nous de choper un taxi (qui est providentiellement passé par là) pour nous ramener à l'hôtel...

 
Mes jolies fleurs qui sentaient si bon... et que j'ai oubliées dans la précipitation...

 

 

     Le retour vers Pékin a été assez épique! Re-bus de Zigong jusque Chongqin. Là, pas envie de se taper bus et cie, donc, je demande à un taxi combien c'est pour l'aéroport:   

"C'est combien pour l'aéroport?
"100 yuans!
" Tu te fous de ma gueule? On se casse!
" OK, OK, my friend! 50 yuans!
" Attends, tu viens d'essayer de nous rouler, et tu crois qu'on va te faire confiance?
" 40 yuans!
" Barre-toi! on va prendre ce taxi-là, avec la mémé au volant.

 C'est vrai quoi, une mémé, quelque soit le pays, ça attire tout de suite la sympathie et la confiance. Grosse erreur. On monte dans le taxi, et la mémé qui commence à parlementer avec le chauffeur qu'on vient de lacher... Elle nous dit:

 " L'aéroport, c'est 80 yuans.
" Mais bien sûr, allez, roule ma poule, on verra le compteur à l'arrivée.

 On commence à rouler, mais elle ne met pas le compteur en route. Donc, je le fais moi-même (eh eh eh! on m'a fait le coup une fois, pas deux, même si c'est une mémé).

 On arrive à l'aéroport: au compteur: 42 yuans. La mémé, toute contente:
" Voilà, vous êtes arrivés, c'est 80 yuans!
" Pas question, le compteur marque 42 yuans.
" Non, c'est 80 yuans, on s'était mis d'accord pour 80 kuais!
" Non, j'avais dit le compteur, et le compteur, il dit 42 kuais!
" Oui, mais vous avez vu que j'ai du payer le péage et c'est 40 yuans!
" Oui, j ai aussi vu le compteur au péage, et c'était ZERO kuai!
" ...
" 42 kuais la course. point barre.
" Non, c'est 80 kuais, tu m'avais promis 80 kuais.
" J'avais rien promis du tout!

 Emilie, sur la banquette arrière:
"Y a un flic, là, on n' a qu'à l'appeler...

     Sur ce, un mec sur le troittoir frappe au carreau et demande, en anglais, si on a des problèmes. je lui explique la situation. Il parle avec la nana, qui commence à jaunir, mais qui réclame toujours ses 80 yuans. Le gentil jeune homme nous dit alors, je suis désolé que ça se passe comme ça,  c'est une très mauvaise image du pays, donnez lui les 42 yuans et puis tant pis pour elle.
La mémé finit par concéder que OK, c est peut-être effectivement 40 yuans, mais elle a commencé son boulot hier, elle sait pas comment ça marche (sauf avec les étrangers apparemment) et blablabla... mais bien sûr, et la marmotte, elle replie le papier alu...

     Au final, on s'est pas fait arnaquer, mais heureusement que ce garçon était là (et qu'il avait des amis français à Marseille!!).

     Puis, on attends l'avion, on discute avec une prof qui va en angleterre avec ses étudiants, et nous voilà de retour chez nous (enfin, moi, j'étais chez moi, Emilie, elle en était quand même à 10000 bornes).

     Voilà.

     C'est la fin de ce périple au Sichuan. Y a encore quqlues photos et petites vidéos sympas à vous montrer, mais là mintenant, je deois retourner chez moi, j'ai oublier deux trois trucs pour le Yunnan, et on part dans 2 heures... (euh... en fait, rentrés hier soir vers minuit)

 

      A plus!!

 ps. jeu concours quand même!!!
(Emilie, t'as pas le droit de jouer)

 
C'est qui, et ils font quoi?

 

     Bon, y a d'autres photos et quelques vidéos sympas, mais je dois retourner chez moi chercher deux trois trucs que j'ai oubliés!! étendre ma lessive après un passage à Carrefour... 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Samedi 15 juillet 2006

Hello les enfants!

 

Voici de nouvelles aventures, la Grande Muraille, non pas à Badaling, mais entre Jinshanling et Simatai (à environ 2-3heures de routes de Pekin). Un tronçon très joli, rénové par endroits, Piste de Xapatan à d'autres (oui, je sais, mes références sortent des boules à mites!)... et j'en profite pour dédier cet article à Emilie (celle avec le chapeau IPC2006 à droite), qui est aussi l'héroïne... Ne loupez pas les vidéos... on dirait (presque) des sketch de Samantha et Chantal (Oups!)...


mi, Zivile, Bernard et Emilie (mais tout le monde l'aura reconnue)

Nous partîmes à quatre, Emilie, Zivile, Bernard et moi. Déjà, on a eu du bol: on est parti et on est revenu sous la flotte, mais sur la Grande Muraille, trop beau temps, un vrai bonheur... de perdre deux kilos en sueur, mais le paysage était vraiment à la hauteur de nos espérances... la rando se fait normalement en 4 heures, on a pris 2 heures de bonus!!

Pourquoi de la sueur? pourquoi pas du sang et des larmes?
Parce que c'est là, sur la Grande Muraille à Simatai (et ça s'est vérifié au Sichuan), que la Chine, on se rend compte que CA GRIMPE. C'est peut-être de là que vient l'inspiration de Kurumada avec tous ces escaliers qui n'en finissent pas dans Saint Seiya...


Emilie qui se la joue Dragon Ball...


Emilie est capable de danser le disco partout, en toutes circonstances...

Même que des fois, ele avait chaud, Emilie, heureusement qu'elle avait la parade (observez atentivement comment elle dégaine): 


Emilie qui se demande si elle va continuer.... ça a l'air dangereux...

 


eh bien elle y va... (quel courage!)


des fois, c'est un peu casse-gueule...

 

C'est bien beau tout ça, me direz-vous, mais quel est le rapport avec Barry White?
Eh bien c'est qu'une fois en haut, on peut avoir la malchance de tomber sur des expatriés de la Starac' (si vous voulez les éliminer, y'a qu'à les pousser!): 


Et comme les meilleures choses ont une fin, terminons donc avec cette double vue de
1. la Grande Muraille, surveillant infatiguablement les envahisseurs Mongols...
et 2. nos héros, pas fatigués du tout!
 
Au revoir, à bientôt...
 
 
par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Mercredi 12 juillet 2006

Bon, OK, c est dans la partie tourisme, mais n'allez pas croire qu'on a passé notre temps à roupiller en bord de piscine. Même qu'on a travaillé comme des bêtes! Risqué nos vies pour ramener des saletés magnifiques fossiles de ces mauvaises herbes fabuleux placodermes qu'on appelle Antiarches. Pour ce qui ne savent pas ce que c'est, c est très simple: prenez une boite de conserve petitspois-carrottes, collez-y des yeux sur le dos, greffez une boîte de sardines de chaque côté pour les nageoires, et voilà!
:))

Pour en revenir à nos 'moutons', cette excurssion a eu lieu juste avant le congrès de paléontologie internat.... ah? déjà dit? le début de la vioquerie alors, désolé... Bref, ça a duré 5 jours, durant lesquels le temps a été très clément (où es-tu Chouchou, au fait? :)), même si très chaud et très sec.

Le Ningxia est une province autonome dans le Nord Ouest de la Chine. C'est une région desertique, très pauvre, et la plupart des villes traversées font un peu villes dur FarWest (ou bien Far East?) : une main street, deux trois rues sur le cpoté et voilà, c'est fini. Ses richesses? Archéologiques (donc économiquement, peau de zob pas très probant) ou alors, beaucoup plus interessant, le charbon.


légende: la petite étoile, c'est Beijing; la petite tache rouge, c'est le Ningxia.
Merci à AnSO d'avoir réclamé ue carte, ça m' a permit de voir que y'avait pas le Ningxia sur mon fond de carte...

Voici, dans l'ordre de nos visites:

Les Helan Shan (Monts Helans), où nous avons pu voir de nombreux pétroglyphes préhistoriques (désolé, ça a pas rendu sur mes photos). Certains desins représentent des animaux, des végétaux, des masques, des scènes d'accouplement (parfois mutuomasturbation, mais bon, je suis pas expert en la matière - je veux dire en archeodessins ET en ... bon, vous aurez compris...)

Au pied de ces glyphes, deux mgnifiques pagodes jumelles (les seules restées debout après les invasions barbares). en voilà une, avec une jolie lumière:

 Nous avons aussi visité les Tombeaux des XiXia (dynastie des Xia de l'Ouest), qui a été anéantie en moins de 100 ans, paraît-il, par les invasions Mongoles. Ces Mausolées sont appelées pyramides chinoises, en regardant la photo, vous comprendrez tout seuls.

Les Bronzés 4. bientôt sur vos écrans.

Cela a été accompagné d'une visite dans le TRES BEAU musée sur l'histoire des Xixia. Je ne retiens (et détourne) que ces deux photos:

faire une thèse: LE DRAME DE LA SOUTENANCE
à droite, l'impétrante, qui s'est complétement vautrée dans son powerpoint (elle a mis un ppt porno que son mec lui avait envoyé la veille), et qui pleure sa mère...
à gauche, ses copains, trop dégu' pour elle, qui essayent de la consoler (mais si, ils la donnent à tout le monde!)
et dans le fond,les membres du jury, 'on lui donne ? on lui donne pas? son powerpoint etait quand meme sympa je trouve...'

Quelques temps plus tard, il s'avère que l'infortuné destin de l'impétrante (qui s'est jetée du haut de la montagne) était du à l'incompétence de son directeur de thèse. Du coup, c'est la curée:

'je suis innocent, elle voulait que je lui fasse un mome pour me faire chanter!'
... et si vous regardez bien, y'en a d'autres qui attendent derrière!

Nous avons ensuite pu admirer les 108 DAGOBAS (non, c'est pas la même planète que Yoda, Vincent...). Vous le croirez peut-être pas, mais parmi toutes les marches y'en a qu'une seule de sculptée, et j'vous l'donne en mille, c'est un poisson!! Bon augure pour la journée terrain du lendemain...

les 108 dagobas, qui sont 108 petites pagodes disposées en étages, avec un nombre bien determiné de pagodes par étage. Pourquoi 108? Il paraît que c'est un nombre important en Chine, comme les 108 héros mythiques... Moi, ça me rappelle les 108 étoiles malfiques dasn Saint Seiya, mais bon... chacun  voit c'qu'y veut!

Le lendemain, terrain! Paysages desertiques splendides, roches bien fossilifères, même si c'est de l'antiarche, c'est meiux que de taper comme un bourrin toute la journée et rien trouver (le quasi quotidien du paléontologue).

et oui, c'est bien desertique... les bonshommes dans le fond, sur la droite, donnent l'échelle.

C'est même tellement desertique qu'on a vu des tornades!

Mais dès qu'il y a de l'eau, aux abords du Fleuve Jaune par exemple, les rizières et les champs de maïs pullulent! C'est marrant, les chemins-digues sont généralement bordés d'arbres pour consolider les bords, comme des chinampas mexicaines.

désolé, la qualité est pas terrible, mais bon, les bagnoles se sont pas arrêtées...

Nous avons également pu d"couvrir une des portions les plus anciennes de la Grande Muraille, en boue séchée, pas du tout restaurée, mais infiniment plus touchante que l'espèce de truc nul de Badaling.

Je vous présente l'Homme plus Grand que la Grande Muraille!


Derrière ces deux jeunes paléontologues talentueux et mon dieu qu'ils sont beaux, vous pouvez voir que cette portion de la Grande Muraille est laissée à l'ensablement...

Nous visitâmes également un temple multiconfessions (confu, boudhiste, taoiste, zia-iste...), dans lequel se trouvait une sculpture assez étonnante. Ca a l'air de sortir d'une fable de la fontaine, mais détrompez vous! si vous touchez la patte du héron, vous vivrez longtemps. et tant qu'à faire, caressez aussi la carapace de la tortue pour avoir la bonne santé qui va avec... sinon, ben 'ça sent l'sapin'!

Dans ce même temple, une partie des sous-terrains est dédiée à une description des enfers. En fonctions des péchers commis pendant votre vie terrestre, vous pourrez etre coupés en deux (dans le sens de la longueur) par une scie a dents pas trop bien aiguisées, avoir les membres broyés, arrachés, être bouffé 'vivant'. Bref que des réjouissance... Ah! pardon, y'a quand même un chemin qui mène au Nirvana (pas con, j'ai semé des miettes de pain pour retrouver mon chemin ah ah ah! A moi la félicité post-mortem!). Et à la fin de la visite, vous ressortez par une bouche béante (style LunaPark, train-fantôme):


Daniel, maintenant tu comprends pourquoi on t' a demandé de poser plus longtemps! Quel blagueur ce Per!

Vous vous demandez certainement quel est le secret de notre forme pour faire tout ça en aussi peu de temps? Grâce à un des meilleurs amis du paléontologue de terrain : IMODIUM sa hargne. sa rage de vivre chaque moment à fond. D'ailleurs, tous les matins, c'était gym tonic sur le parking de l'hotel:


Bon, évidemment, y'en a toujours des moins motivés que d'autres.... (en plus, on venait de dire à Cécile que ce soir, on allait remanger des pattes de poulet, avec un supplément d'orteils... trop contente, ça se voit, non?)

 

Au revoir, à bientôt....

 

 

 

 

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Mercredi 7 juin 2006

LA COLLINE DE CHARBON - PARC JINGSHAN

景 山 公 园

Ce parc fort agréable est en fait une colline artificielle construite grâce aux déblais du creusement des douves du Palais Impérial qu'elle surplombe. Elle aurait eu pour fonction de protéger la Cité Interdite des mauvais esprits et surtout des tempêtes de sable...

 
Les douves entourant la Cité Interdite, au Nord-Est

 
Hutong longeant la Cité Interdite, jolie promenade...

Cette colline offre une vue magnifique sur les toits de la Cité Interdite, surtout quand c'est le soleil couchant...

 


C'est d'autant plus beau que la pluie de la veille avait lessivé les toits...

Enfin, comme dans la plupart des parcs de la ville, on peut croiser plein d'artistes: chanteurs, danseurs, peintres...


Leçon de danse improvisée


Le péril jaune... en plein dedans!

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Mardi 6 juin 2006
LE PALAIS D'ETE
颐 和 园
 
 
A la fin de l’article, un mini-concours…
 
Petite dédicace à Julien et Crystal, de retour en Australie (Hey Aussies !). Crystal : Sorry for being so late, but… Happy Birthday ! 好生日 !!! Julien : Est-ce que les deux cargos de chaussures sont arrivés à bon port ? Et cet appart’ au bord de la mer ???
 
C’est donc ensemble que nous visitâmes (y’a plus d’un mois, j’ai du retard, je sais…) le Palais d’Eté. Déjà, pour y aller, on prend le bus (on galère pour trouver la station, et quand on veut monter dedans, c’est le pugilat : y’a même une petite mémé qui s’est faite décalquée par des connards qui voulaient absolument une place assise… Bravo la courtoisie ; tu repasseras pour le culte des ancêtres !). Enfin, bref, on arrive à destination…
 

Une cour intérieure... très calme, à l'abri du flot de touristes (il faut payer en plus pour rentrer dans cette partie du Palais)
 

Une petite brochette? Ca ne sert à rien de le cacher, on s'en rend vite compte, surtout si on ne déambule pas par les petits sentiers serpentant dans les collines: le Palais d'Eté est envahi de touristes et de Pékinois, et pour cause: c'est l'un des plus beaux parcs de Beijing.
 
Le Palais d’Eté, c’est en fait un immense parc, dont les trois quarts sont occupés par le lac Kunming (que certains appellent même la Mer Intérieure). On m’a raconté que les déblais du creusement du lac surplombent maintenant la rive Nord du lac : c’est la Colline de la Longévité. C’est l’une des parties les plus jolies du parc, avec ses nombreux pavillons, ses vues sur les toits, le parfum des lilas et autres glycines… Malheureusement, comme beaucoup d’endroits où je passe, y’a des travaux comme le Pavillon des Résidents Bouddhistes… (suis-je maudit ?)
 

Vue panoramique (180°) sur le Lac Kunming et sur la Colline de la Longévité.
 
 
 
 
 
Quelques vues aux alentours du Pavillon des résidents Bouddhistes
 
 
 
 
Il faut savoir que ce parc et ses palais ont été complètement détruits et incendiés par les français et les anglais lors de la deuxième guerre de l’opium, au XIXème siècle. L’impératrice Douairière Cixi le fit reconstruire, mais on lui reprocha d’avoir utilisé les fonds initialement prévus pour la marine impériale. Qu’à cela ne tienne, elle fait construire le ‘Bateau de Marbre’ sur la rive Nord du lac… Plus tard, ce sera la Révolte des Boxers qui anéantira le palais…
 
Porte permettant d'accéder au Bateau de Marbre...
 
... et le Bateau lui-même.
 
Quel était le rôle de ce palais ? Eh bien, c’était un lieu de villégiature, de vacances et autres divertissements pour les gens de la cour. Nombreuses étaient les concubines (pour ne pas dire toutes) à attendre un billet de l’Empereur sur lequel était écrit : « Vous avez gagné 15 jours de vacances au Palais d’Eté ». Cela permettait entre autres de sortir de l’ambiance pas très marrante de la Cité Interdite où s’ourdissaient complots et autres diffamations… Ceci dit, les potins allaient à bon train aussi au Palais d’Eté (chassez le naturel…).
 

Cixi recevant une délégation de ladies au Palais d'Eté. Whaoo! Quelle ambiance!
(On remarquera que Cixi tient la main de l'une de ces dames... Fait d'autant plus extraordinaire qu'elle haïssait les blancs, qu'elle était représentante divine et donc intouchable, etc.).
 
Aux détours de votre balade, vous pourrez croiser des représentations musicales de l’époque Impériale. Tous les gens travaillant ici sont en costume d’époque… Ne me demandez pas si les hommes ont subi le même sort que les eunuques, je suis pas allé vérifier… (mais je pense pas).
 

Petit concert de plein air, très agréable
 
 

Des jardiners à l'oeuvre toute la semaine. Question: Lequel est le chef?
 
 
Et pour finir sur une note humoristique et une private joke:

Un sac Gucci authentiquement faux, very cheap for you my friend, que la nana voulait refiler à Crystal pour 10 dollars (des fois, on se demande ce que c 'est la monnaie locale...); elle nous a quand même poursuivis pendant 500 mètres en se prenant vent sur vent... C'était assez marrant: Crystal qui n'aurait pas dit non, moi qui disait à la madame de se barrer avec sa camelote, et Julien qui traçait pour ne pas entendre les suppliques de la vendeuse...
 
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
D'autres photos du Palais d'été sont disponibles dans l'album photo du même nom, ainsi que dans quelques articles précédents (Drôles de Dames, Couleurs de Chine, et porte)...
 
 
ARGH!
J'allais oublier le jeu concours:
Sur la photo suivante, il manque quelquechose. KESKECEKIMANK?

Comme d'hab', vous répondez par un commentaire à cet article, et comme d'hab', des cadox absolument pas somptueux à gagner...
 
 
par Vincent DUPRET publié dans :