Bientôt sur vos zécrans, devant vos yeux zébahis:
Ne râlez pas si tout n'arrive pas tout de suite!! N'oubliez pas que je suis pas là pour faire du tourisme!!
27 janvier 2006
Salut les p’tits loups !!!
Voilà des nouvelles ! Ca a commencé fort, vous allez voir !! (Ça pourrait même s’appeler Bridget Jones en Chine !).
J’aurais du atterrir à Beijing à 16.30. Mais à cause de problèmes techniques à Shanghai, on a eu 2 heures de retard… En arrivant à l’aéroport de Beijing, je récupère mes valises et sort en espérant repérer mon homologue. Un type se précipite sur moi ‘You’re Vincent ?’ Il prend mes valises et c’est parti. Un taxi nous attend sur le parking et on est parti vers l’hôtel. Il m’aide a réserver ma chambre, monte les valises dans la chambre et sur ce repart. Il me dit qu’il reviendra me chercher à 10.00 le lendemain matin.
Je me ballade un petit peu dans la rue en essayant de trouver un téléphone. Il ne fonctionne pas avec ma carte… Pas grave, je demande à un des nombreux magasins avec le téléphone sur le trottoir. Je me renseigne, trouve ça trop cher, et regarde une immense publicité sur un mur avec une nana souriante au milieu de palmiers avec des tarifs. Ça ressemble fortement à une publicité pour des cartes téléphoniques. Un type me demande ‘you want a massage ?’. OK, c’était pas les tarifs des cartes, mais des massages à la carte ! Je décide finalement de téléphoner depuis l’hôtel.
Puis, comme je suis claqué, j’essaye de dormir. Impossible (décalage horaire ? stress ?). Le téléphone sonne ‘You want a massage ?’ Non. Pas de massage ce soir… J’allume la télé. Une chaîne chinoise en anglais qui diffuse des reportages. Sinon, toutes autres chaînes sont en chinois –ça étonnera personne- : des dessins animés japonais, des sitcoms et des soap-operas (qui se passent de nos jours ou du temps des empereurs) en veux-tu en voilà. J’arrive finalement à m’endormir (merci Marie et Pedy pour la musique !).
27 janvier 2006
Le mec au taxi revient me chercher. ‘Airport ?’ euh… non, IVPP. Je lui montre l’adresse que j’avais sur une enveloppe et lui montre sur le plan de Pekin. Quand je reconnais le bâtiment, il s’arrête, empoche mes sous et se casse.
Je rentre dans le musée, en espérant que les collègues ne sont pas tous partis pour les fêtes de la nouvelle année. Ouf, c’est bon. Là je retrouve le type qui m’attendait à l’aéroport (le bon, cette fois-ci). Quand je lui raconte mon aventure et que j’en ai été cash pour 1000 RMB (ren min bin, prononcez jen min pin) l’argent chinois, 10 yuan = 1 euro environ), il fait une drôle de tête… Finalement, malgré l’arnaque, ils me remboursent et m’avancent de l’argent pour plus tard…
En même temps, je fais la connaissance de Lu, une étudiante chinoise, qui se montre très sympa avec moi et qui m’aide beaucoup dans l’apprentissage du chinois (la langue, j’entends, bande de cochons !). D’ailleurs, c’est assez marrant, parce que chaque fois que je peux sortir une phrase en chinois (Merci Cyril, merci Toto !!!), les gens me répondent en chinois ! Parfois juste après un simple ‘nihao’ ! prononcez nirao, ça veut dire bonjour). Là, j’explique –en anglais- que je suis faaguoren (français, prononcez fagwojen) et que je ne parle pas chinois. Mais on arrive à communiquer. De façon simple, mais c’est OK.
Min, Lu et Liantao me montrent la chambre qui m’attend depuis hier soir. Apparemment, elle vient d’être refaite ; elle est très spacieuses, et tant que je n’ai pas signé mon contrat c’est gratuit. Autre intérêt, c’est à
Ensuite, Min, Lu, Liantao et moi, nous allons déjeuner dans un resto pas loin du labo, où effectivement, c’est pas cher, très copieux et assez bon. Assez bon, pourquoi ? Parce que mis à part les crevettes que nous connaissons en France, on n’a pas l’habitude de manger de la méduse et de l’holothurie (concombre de mer).
On rentre au labo, je consulte mes mails, et en route pour faire des courses. Direction Auchan ! En effet, Auchan est un peu plus excentré que Carrefour (à 5 minutes du labo !) et du coup, y’a moins de monde…
A quoi ressemble un Auchan chinois me demanderez-vous. Et ben… c’est comme en France, mais c’est pas pareil. Comme les pékinois préparent la fête du nouvel an (Spring Festival), c’est blindé. Mais blindé comme une veille de nouvel an français. Faut jouer des coudes, mais ça passe. On s’excuse pas à tous les coups quand on bouscule quelqu’un, mais un ‘duibuqi’ (prononcez twei pou tchi, je suis désolé) de temps en temps semble apprécié. J’achète un peu à manger et à boire (eau, jus, lait), quelques fournitures (bols, tasse, planche à découper et couteau de boucher à pas cher : 5 yuans, calculez donc, et non y a pas de fautes de frappe !).
Puis direction le commissariat pour me faire enregistrer. Ca prend cinq minutes, peut-être moins. Il faudra aller rechercher les papiers plus tard.
On retourne au labo, on me présente la personne qui s’occupe des ordinateurs dans le labo. Il est très gentil, et veut bien s’occuper de moi. C’est bien-sûr Lu qui fait l’interprète. Je retourne chercher mon ordi dans la chambre, et croise une amie de Lu dans le couloir, qu’elle m’avait présenté rapidement en fin de matinée. ‘Ni bu shi xuxu ma ?’ (prononcez ‘nipushe chouchou ma’ ‘Tu ne serais pas Xuxu ?’. Si c’est elle et elle me répond un truc en chinois. Je la regarde, lui dit que je ne comprends pas, elle me regarde bizarrement. On se sent un peu idiots… Il s’avère que je vais dans la même direction qu’elle… silence gêné. On rentre dans le labo, on prend l’ascenseur ensemble, et on va vers le même bureau – celui de l’informaticien qui est en fait son copain et aussi, si j’ai bien compris, un frère de Lu.
En même pas cinq minutes, le cas de mon ordinateur est réglé ! Nouvelle adresse IP, accès à internet. C’est parfait ! ‘Hen hao !’ (prononcez ren rao, très bien !). J’arrive même à avoir Thomas sur skype !
Alors que je montre en vitesse les quelques fichiers que j’ai sur l’ordinateur, Lu remarque mon – magnifique – fond d’écran. Eh ben figurez-vous que elle aussi aime Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque pour les incultes), qu’elle n’est pas fan de Hyoga mais plutôt de Ikki… bon…
Plus tard dans la soirée, nous allons dîner dans un resto barbecue. Comme il y a un peu de monde, Lu et moi entamons une partie de dames chinoises (les billes disposées en étoiles). Une fois que la place se libère nous nous dirigeons vers notre table. Séquence description :
On met son manteau sur le dossier et on le recouvre d’un support pour éviter que ça ne pue le graillon par la suite. Au milieu de la table, un foyer sur lequel repose une grille, changée toutes les 10 minutes pour éviter de manger trop de carbone. Ensuite on choisit les trucs à griller ; comme nous étions quatre (Lu, Xuxu, son copain et moi) nous avons pris plusieurs assiettes : viande de bœuf marinée, langue de bœuf (les deux ressemblent à du carpaccio, mais qu’on cuirait… 10 minutes comme pour les sushis ! –private joke-), petits encornets, légumes, petits pains et soupe. Les cœurs de poulet et les testicules de mouton, ce sera pour une autre fois. Puis les entrées arrivent : petits légumes, petites purées, boulettes… Avec diverses sauces un peu sucrées. J’évite le glutamate autant que possible… Au fur et à mesure du repas, la leçon de chinois continue. On me réserve même des challenges : demander du thé (ils en boivent tout le temps !), demander où est le thé parce qu’il n’est pas arrivé, et on termine par demander l’addition. Mais c’est Lu qui régale.
Après ça, direction carrefour, pour acheter quelques autres petits objets. C’est marrant, d’ailleurs, les étiquettes portent la description du produit en chinois, en anglais, et comme c’est période de fête, il est affiché ‘PROMOTION’ partout. Beaucoup moins de gens qu’à Auchan, d’ailleurs (mais il est proche de 21.00).
Retour à la chambre, direction la douche, et rédaction de cette première partie du blog !
Et là, je vais me coucher car il est déjà une heure du matin – c’est pas ça qui va arranger le décalage horaire !- demain : cinéma et visite.
Ambiance générale : très sympa, relaxée. Les gens sont relativement souriants. L’air est assez froid mais très sec. On entend, par-ci par-là, des pétards qui explosent.
Si vous voulez savoir à quoi ressemblent les préparatifs du festival, allez donc dans le XIIIème, c’est quasiment pareil : décorations rouges, chiens en peluche, en biscuit, en guirlandes, en lampions… (Oui, on rentre dans l’Année du Chien dimanche), des pétards, des bonbons, des biscuits, de la bouffe…
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