e-lektor@

Bientôt sur vos zécrans, devant vos yeux zébahis:

  • les étals de bouffe à Carrefour...
  • des fouilles dans le Yunnan!!! (reporté à juillet-aôut en ce qui me concerne...)
  • un reportage sur la Cité des Ventilateurs (où l'on comprendra ce surnom donné à Beijing par Amélie Nothomb)

 Ne râlez pas si tout n'arrive pas tout de suite!! N'oubliez pas que je suis pas là pour faire du tourisme!!

 

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Dimanche 26 février 2006

 

Le Temple des Lamas...   A la fin de cet article, un grand jeu-concours!

 

 

 

 

 

un petit panoramique (180°)...

      Aujourd'hui, je suis allé visiter le Temple des Lamas (Yonghe Gong). C'est, d'après le Lonely Planet, le plus beau sanctuaire de Beijing et le temple bouddhique tibétain le plus renommé hors du Tibet. On le trouve très facilement (et si c'est moi qui le dit, c'est que c'est vrai!) juste au sud de la station de métro Yonghedong, au nord-nord-est de la Cité Interdite. C'est évidemment beaucoup plus petit que la Cité Interdite, mais cela n'en reste pas moins intéressant et une très belle promenade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Ce palais a d'abord fait office de résidence au Comte Yin Zhen, avant que celui-ci ne devienne Empereur et s'installe dans la Cité Interdite. Le palais est alors renommé Yonghe (1723), puis est converti en lamaserie en 1744. Il accueillit de nombreux moines mongols et tibétains.

 

 

 

 

 

 

 

 

   Notez bien qu'il est interdit de prendre des photos à l'intérieur des temples. J'ai respectueusement obtempéré, sauf quand il n'y avait pas de contre-indication!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je suis arrivé, des moines faisaient une représentation dansante.

 

 

 

 

 

 

 

     En plus des nombreux visiteurs chinois et occidentaux, beaucoup de gens viennent ici pour prier. Avec beaucoup de ferveur... On brûle de l'encens en-veux-tu-en-voilà, et de nombreuses offrandes sont prodiguées aux différentes représentations de Bouddha et autres Boddhisattvas: fleurs (synthétiques, mais c'est l'hiver), fruits (parfois encore sous cello), paquets de nouilles et bien-sûr encens. L'offrande de base à Bouddah consiste en trois bâtons d'encens (et s'il y en a un qui se casse en cours de route, on le change; on ne plaisante pas!). On trouve aussi quelques moulins à prières. Ca sent la fumée et l'encens partout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photo suivante rapellera les soirées-copal à certaines et certains...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit aperçu des magnifiques statues que vous pouvez voir à l'intérieur des temples. Pour la Statue de Bouddha de 18 mètres de haut (eh oui!), taillée dans un unique tronc de bois de santal blanc recouvert d'or et de tentures multicolores, il faudra venir sur place!

 

 

 

ET

MAINTENANT, COMME PROMIS, NOTRE GRAND JEU CONCOURS!!!

A ne pas gagner: des télés, des mp3, des camescopes et des DVDS et plein d'autres trucs super chers même que faut arrêter de rêver, je suis paléontologue, pas banquier.

A gagner: je sais pas encore, mais ce sera bien! (une visite guidée du 13ème en VO? un porte-clef Pikachu?)

Le Principe :

Voici deux photos prises dans le Temple des Lamas. Vous devez trouver à quoi correspondent le petit bâtiment et l'urne exposés (il y a un indice gravé sur l'urne, mais en chinois, ça serait trop simple). 

Pour répondre, il suffit de poster un commentaire (à la fin de l'article: cliquez sur 'Commentaires' puis sur 'Ajouter un commentaire'). Un seul gagnant: le (la) premier (première) à trouver les deux bonnes réponses. A vos claviers!

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour finir sur une note sympathique, voici deux lamas très célèbres : Régis et Serge, qui font péter la barraque!

 

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Jeudi 23 février 2006

Salut mes p'tits loups !

Comme vous avez été bien sages, et que vous avez mis quelques commentaires, voici un nouvel épisode de mes aventures chinoises.

La semaine dernière, une équipe de télé chinoise (CCTV, équivalent de TF1, châine du Culture et de la Savoir) est venue en repérage à l'IVPP, et m'a demandé une participation. J'ai accepté, pensant que ça ne durerait que quelques heures seulement, et surtout que cela porterait sur les placodermes, ou au moins sur la paléontologie. Quel imbécile heureux faisais-je! Il s'agissait en fait de tourner un documentaire historique sur l'Homme de Pékin!

Pour celles et ceusses qui l'ignorent, l'Homme de Pékin est un homme préhistorique retrouvé au début du XXème siècle à environ 40 km de Pékin. Theilhard de Chardin participa notamment à la découverte de ce Sinanthropus pekinensis. (Je vous laisse consulter internet pour avoir plsu de détails)

Calmez tout de suite votre joie, je ne joue ni le rôle de Teilhard, ni celui du sinanhrope (j'en vois qui sont déçus!). En fait, je n'ai fait que figurant (on apprend ce qui se passe qu'au fur et à mesure, en plus ça a duré deux jours). Les Chinois verront donc mes mimines epousseter des cailloux (une conception assez bizarre de la paléontologie et des fouilles, mais bon), tourner des molettes de microscope (ça fait très 'chercheur'), mettre le précieux crâne dans un coffre-fort avant que celui-ci ne se retrouve au fond de la Mer de Chine... Je vous l'ai dit: c'est du TF1.

Néanmoins, le tournage s'est bien passé... Après une journée dans le labo, nous sommes allés aujourd'hui à Zhoukoudian, site de l'Homme de Pékin. Au programme: tournage dans une forêt qui semble passée au napalm et sur une paroi où des restes ont été exhumés. Pas le temps de visiter le musée. Aussitôt dit, aussitôt fait, et on rentre à Pékin...

Voilà, c'était mes journées d'hier et d'aujourd'hui. Je vous sens frustrés (Pourquoi il nous parle de ça sur son blog, c'est débile!).

Alors je vais vous en donner du débile! Voici, revues par votre serviteur, ces deux journées de tournage (c'est un peu mélangé, et le sujet est LEGEREMENT différent, mais je pense que vous aimerez).

Comme d'habitude, il y a quelques private jokes... Je vous en explique quelques unes après le reportage (pour pas saoûler les gens).

Place à votre feuilleton préféré (OK, c'est un pauvre roman-photo digne de Biba, mais bon!):

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIENTOT A LA FNAC: 'Vincente contre les France Five'

 

Voici maintenant quelques explications des private jokes:

1. Je cuisine très bien (c'est pas pour me vanter, nombreux sont les témoins). Les seiches au curry font appel à une aventure désastreuse mais non fatale, chez David, à Toulouse. les seiches n'étaient pas fraiches, et du coup, c'était pas bon.

2. les personnages que vous voyez sont des ingés-sons, images, etc. de CCTV, ou bien des acteurs qui participent à la fiction.

3. Bertrand Delanoë et les cacacs de chien, tout le monde aura compris...

4. Les références aux placodermes. Si vous ne les comprenez pas, c'est que vous n'avez rien à fair sur ce blog... (Pour vous metre sur la piste, les placodermes sont la plus noble conquête du paléontologue, bien devant ces stupides dinosaures)

5. Je ne suis pas mégalo, et je n'aspire pas à dominer le monde (j'suis pas fou!!)

6. Hélène, les graçons, les 2B3: rendez-vous dans les années 90 sur TF1, châine de la Savoir et du Culture.

7. le shampooing 'Sifoné'. J'vous jure que ça existe... Peut-être même que ça lave le cerveau en même temps que les cheveux...

8. Pourquoi Chantal Lauby en plein milieu? En référence aux nombreuses fausses (et très bonnes) pubs sur les shampooings. 'Non mais j'crois qu'je rêêêêêveuh!!'

9. Barbara Gourde et le pigeon de Somalie: réfs. aux Nuls.

10. L'Ukraine et la Podolie (SW Ukrainien): une mission faite en automne 2002. très bons souvenirs, ceci-dit. N'est-ce pas Vincent (l'autre, pas moi!)

11. 'By Jove!'. réf. Blake & Mortimer, et dedikass' à Pascal T. (non, je faillote pas!)

11. L'inspecteur Van Lock: réf. aux Robins des Bois.

12. Et pour finir, que signifient les deux caractères sur une des portes de la Cité Interdite? La réponse : Lumière Eternelle.

13. Last but not least: Dave. Pas le chanteur, mais un jeune docteur passionné et passionant, qui travaille sur un groupe ingrat: les collemboles. Pour des raisons de sécurité nationale, je ne vous dévoile que l'initiale de son nom de famille (P); le reste  de son patronyme est donné dans un film d'animation de Miyazaki, qui s'appelle P. Rosso !!! Axelle, te voilà vengée! (la riposte risque d'être sévère à mon encontre, mais je tiendrai bon!!)

Voilà.

A bientôt pour de nouvelles aventures!!

PS. David, je t'aime! Sans rancune?

 

 

 

 

 

 

par Vincent DUPRET publié dans : Vécu
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Dimanche 19 février 2006

 

Cet article est dédié à M. Damien GERMAIN (see Fig. 1), qui a été le seul à avoir le courage et l’honnêteté de réclamer cet article. C’est donc du fond du… cœur que je te remercie et te donne ici les détails d’une nouvelle aventure.

 

Fig. 1. C'est Damien! (J'ai fait la même tête en contemplant la chose; read further)

 

 

 

 

 

 

Petit détail, hier on m’a prêté l’Intégrule des NULS. OK, c’est très pipi-caca, mais ça convient tout à fait à la situation. Hélène, finis ton petit déjeuner et reviens après (je te préviens cette fois-ci!). 

 

Après ma logorrhée Amélie-Notombesque, aujourd’hui, je vais m’essayer au style de Stephen King. (Au fur et à mesure de l’écriture, je me rends compte que je vire très vite aux ‘Aventures de Spiff, l’intrépide spationaute, échoué sur la planète des infâââmes Zorgs’; Merci Bill Watterson!!).  

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette scène infâme se passait donc il y a une semaine de cela, environ. (Donc ça doit bien se finir, car je suis toujours vivant; je sais, c’est con de commencer par la Happy End , mais bon…)

 

Après une dure journée de labeur à tenter de décrypter la bibliographie chinoise, afin de préparer un dossier de demande de bourse chinoise (en chinois, évidemment), c'est harassé par ces efforts cérébraux (même Champollion aurait jeté l’éponge sur la pierre de rosette de Lyon –spéciale dédikass’ à Sem’) et affublé d’un début de migraine qui allait me durer une partie de la nuit, que je retourne dans la résidence.

Obscurité. Noirceur…

Je finis par trouver le trou de la serrure, malgré la pénombre étouffante du couloir, pour rentrer dans ma modeste chambre… Je dépose mes affaires, sourd aux conciliabules des cafards qui se rient de moi et n’attendent qu’une faiblesse de ma part pour me faire un sort. Je me dirige, à pas prudents mais pressés car le danger guette, vers la salle d’eau. Les 'chanceux' qui auront vu RING ou DARK WATER pourront mieux se représenter la scène.

La lumière vacillante des néons ainsi que leur bourdonnement sourd s’amplifie dans ma tête déjà trop pleine de placodermes chinois… (Non, Ronan, ceux-là n’ont pas de plumes)  

 

J’avance… Je me dirige vers une cabine, une grosse boule dans la gorge. Mon cerveau est assailli de questions existentielles: Ai-je pris du papier avec moi? Et si les cabines étaient toutes occupées, aurai-je le courage d’aller me soulager dans la douche? Et si un alien m’attendait derrière la porte des toilettes? Je me remémore soudain cette citation brillante de Ridley Scott: ‘Dans l’espace, personne ne vous entend crier’… Est-ce pareil en Chine ? 

 

Je continue d’avancer, n’écoutant que ma témérité et les battements affolés de mon cœur…

C’est alors qu’un chat noir saute par la fenêtre ouverte de la salle de bain, et, s’enfuyant, passe sous une échelle – devant le numéro 13 de la rue - qui se renverse et le broie, misérable animal devenu pitoyable aliment pour les effroyables bêtes entourant le dortoir… C’est bien sûr la pleine lune… Des gargouillements indistincts mais ô combien présents semblent m’entourer… Plus le temps de réfléchir, pas question de faire marche arrière (je maîtrise mal le Moon Walk), je rentre dans la cabine, m’agrippe au verrou poisseux et me claquemure. Enfin à l’abri?  

 

Je prends un temps pour retrouver mon souffle, les yeux clos. Tant de choses se sont passées si vite. Et sur seulement 5 mètres! Je fais le point. Aucune bave allogène ne coule sur mon épaule, mais j’entends un souffle rauque derrière moi. Je me retourne…

 

Un T. rex! Je suis retourné au Crétacé! Vite! Trouver une solution! Qu’aurait fait le professeur Allain, le paléontologue de Marocco Park, alias la Reine d'Angleterre? Pourquoi n’ai-je jamais écouté ses conseils pleins de bon sens sur la conduite à tenir quand on se retrouve face à face avec un monstrueux théropode du genre Columba?! Il est trop tard pour regretter, il faut réagir!

 

 

 

 

 

C’est alors que je me rend compte que mes yeux son toujours fermés. Je les ouvre, et, ce faisant, le monstrueux estropié des avant-bras disparaît. 

 

Je ris nerveusement. Mon imagination galopante tel un squarffl zorkien (un truc qui ressemble à un cheval, mais sur un satellite de Mercure) me joue des tours! Ce que j’avais pris pour un souffle rauque ne sont que les bruits des griffes des rats dans les canalisations. Je me sens soulagé. Je soupire longuement. Profondément. Rictus... 

 

Mais l’aventure n’est pas finie. Je prends mon courage à deux mains (non, les filles, ‘Courage’, ce n’est pas le petit nom donné à ma chose), et m’apprête à uriner (j’étais quand même venu pour ça!). C’est alors qu’en baissant les yeux pour éviter d’en mettre partout avec mon généreux tuyau d’arrosage (tiens, ça rime avec courage!), je LE vois.

 

La malédiction a encore frappé. L’étron flotteur est de retour… CA est de retour, et CA est là, devant mes yeux exorbités par l’horreur. Je repense à toutes ces légendes médiévales, aux monstres que le Sieur Jean-Claude Tergal avait eu à affronter. C’est mon tour… Adrien m’en avait parlé, mais je ne l’avais pas cru. Comment affronter un adversaire dont on ne sait rien? Long d’environ 20 cm, au corps de lamproie (pas de nageoire ni de mâchoire apparentes, mais je me suis pas approché non plus pour vérifier!), CA surnage dans le peu d’eau de la cuvette. Je me rappelle la fois où Philippe m’a montré une myxine naturalisée… C’est à peu près la même esthétique, sans les tentacules.

 

 

 

 

Je décide d’opter pour l’attaque chimique. Pas de napalm sous la main (la peste soit de mon incroyable distraction!)… Il faut faire avec les moyens du bord… Je tente un jet d’ammoniac organique. C’est ce que font les astronautes pour purifier les aliens, dans l’espace… En même temps, ça me soulage. Ca à l’air de fonctionner. CA ne bouge plus.  

CA est immobile.  

Inerte.  

Je le regarde dans le blanc des yeux (que je ne trouve pas).  

Précautionneusement, je m’approche de la salvatrice chasse d’eau. Mon but: le renvoyer aux abysses pékinoises. 

 

Malédiction! La chasse d’eau ne fonctionne pas! J’appuie plus sauvagement, transpirant dans mon magnifique T-shirt Celio* rouge. J’ai une pensée pour la jeune fille qui me l’a offert, ce T-shirt, et que j’ai laissée à Paris… C’est peut-être la fin. Adieu, Chloé!  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes dernières pensées sont pour toi...

 

 Non! Hourra!!! L’eau se met à couler, essayant d’emporter au loin l’objet maléfique! JE SUIS SAUVE!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

  

Hélas non, car l’incroyable se produisit:

L’étron était encore vivant. Profitant du surplus d’eau que je lui ai moi-même prodigué, il tente de remonter le courant… Véridique. Il faut l’avoir vu au moins une fois pour le croire… Et pas de caméscope pour filmer et vendre à National Geographic!! Tant pis pour la gloire.

 

 

 

 

 La bataille n'est pas finie!!!

 

 

Mais déjà mon esprit scientifique reprend le dessus, et je suis taraudé par les questions les plus primordiales concernant cet organisme primitif. Quel est donc le but de cette chose?  

  • Retourner frayer à l’endroit où elle est née? En ce cas, elle fait fausse route… Et je ne lui montrerai pas le chemin.  
  • Retrouver des congénères pour faire une Rav?  
  • Ou alors est-ce seulement un spasme pré-mortem??

     

     Je décide de la laisser dans sa mare. A reculons, pour ne pas quitter cet organisme extra-organique des yeux, je ressors de la capsule hygiénique. Je referme la porte, et me précipite dans la chambre. J’essaie de ne pas porter attention aux quolibets des arthropodes qui dansent une ronde satanique autour de mon lit… 

    Epuisé, je finis par m’endormir.

     

     

     

 

 

Voilà! j’ai fini!!!

J'en pofite pour vous signaler que l'Expo T. rex (see above) est encore visible au Palais de la Découverte jusqu'au 23 avril. N'attendez pas! Des médiateurs absolument fabuleux vous expliqueront les pourquoi et les comment.

 

 

 

 

 Addendum:

Cette nuit, encore une fois pour satisfaire des besoins naturels, j'ai pu identifier l'ennemi à la cosmétique intestine... Alors qu'il faisait son larcin, la porte grand ouverte (peut-être pour regarder les passants à cette heure tardive), j'ai pu voir de qui il s'agissait. Pas de doute possible: un gros Sangoku accroupi, yeux mis-clos et clope au bec.

 

 

 

 

 

 

par Vincent DUPRET publié dans : Vécu
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Mardi 14 février 2006

 

 

         D’où vient cette fête? Personne ne le sait vraiment (et c’est pareil pour beaucoup de festivités traditionnelles). J’ai lu qu’il y a bien longtemps, le 15ème jour de chaque premier mois lunaire (donc 15 jours après le Nouvel An Chinois), un grand prêtre bouddhiste faisait allumer toutes les lanternes de son temple. Trouvant cela très joli, l’Empereur de l’Epoque décida de faire de même.

 

La Fête des Lanternes clôture les Fêtes du Printemps. C’est l’occasion pour la population de faire exploser ses derniers pétards et feu d’artifice, parfois dans la cour des immeubles (je me demande encore comment les vitres encaissent les chocs), ou sur les parkings, au milieu des bagnoles. Il faut préciser néanmoins que pendant 10 ans, les pétards et feux d’artifices ont été interdits à Beijing. Alors, maintenant, on s’en donne à cœur joie…

 

A cette occasion s’est tenue dans le Chaoyang Park une grande exposition de lanternes: des petites, des moyennes (de 50 cm à 2 m), et des géantes (jusque 20 m de hauteur!).

 

 

Petite anecdote (après tout, c’est un blog perso, non?): j’ai décidé d’y aller seul ce dimanche (ça n’avait as l’air d’emballer les gens…). Armé de courage (et surtout de mes mollets qui ont inspiré Keanu Reeves dans Point Break!), je vais jusqu’au métro à pied. Première erreur, c’est comme de faire Porte d’Orléans à Port Royal à pied… Pas grave… Comme j’ai le temps, à la sortie du métro, je décide de continuer à pied. Deuxième erreur : je me pomme… Troisième erreur, sans se planter, y’en a pour à peu près une heure de marche. La nuit tombe. Les loups sortent de leurs tanières et me suivent… L’obscurité m’envahit. Je marche, imperturbable, l’air de rien. Faiblir, c’est mourir. Après avoir demander mon chemin une paire de fois (en anglais, parce que le chinois, c’est pas encore ça… pourtant j’ai essayé! Mais ils répondent tous en chinois), j’arrive enfin à destination (la prochaine fois, je prendrai le bus et je ferai pas mon rat!). Sous un énorme portail, des centaines de gens qui font la queue pour acheter des billets (et des policiers pour gérer les queues). J’ai pas marché pendant deux heures pour encore piétiner. Je m’inspire alors du Lonely Planet: je demande à une jeune fille dans la foule si elle parle anglais. Oui! (Hourra! jubilation encéphalique!) Et en plus, elle veut bien m’aider à acheter un billet (c’est pas que je suis golio, mais ça me fait gagner 25 m de queue !! hi hi ! plus que 5m pour arriver aux caisses! Merci Lonely Planet, et merci à cette charmante inconnue, qui s’évapora dans la foule quelques minutes plus tard, tel un ange ayant rempli sa mission linguistico-humanitaire).

  

 

 

 

OK, j’ai mon billet, et je rentre dans le parc. Là, on marche encore 10 bonnes minutes dans la pénombre du parc avant d’arriver aux lanternes. Et là, c’est pas le drame, c’est pas l’extase, c’est le kitsch!! Je tombe sur une reconstitution de la Belle et du Clochard. En lanternes, certes, mais bon…

N’aie pas d’inquiétude, lecteur! Il y avait bien mieux que des lanternes Disney!

 

En vrac, des reconstitutions de la savane africaine (avec un ours perdu dedans…), du temps des dinosaures, du premier Chinois dans l’espace, des chars avec des Dragons, des portails, des petites lanternes partout, et bien sûr les Jeux Olympiques de Beijing, en 2008…

Au cours de votre déambulation, vous apprenez aussi ce que font les insectes dans votre potager quand vous avez le dos tourné (eh ben ils se tapent une partie de belotte, tiens! –les collemboles, c’est trop des br… -Super Systématicien, cette dédikass’ est pour toi!). Y’a même une piste de ski!

      

 

   

     eh oui, mardi, c'est la Saint Valentin. sans commentaire...

  

 

Je rentre à la résidence claqué, et deux jours après, j’ai encore des courbatures…

 

Et on termine sur mon stand préféré:

 un dragon qui s'envole... Quelle poésie!

 

 

Oh! j'allais oublier...

Si vous avez faim en cours de route... Y'a des brochettes de céphalopode... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ps: Désolé, mais c'est toujours aussi galère la mise en page photo-texte sur ce blog. Si quelqu'un a réussi à résoudre ce problème, qu'il me fasse signe!

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Samedi 11 février 2006

Andy Warrol a dit  que 'Chaque personne a droit à son quart d'heure de gloire'.

Si on m'avait dit que mon quart d'heure à moi serait au cours d'un Karaoké organisé par l'Institut ce vendredi matin, je m'aurai pas cru.

Mission : chanter une chanson française avec Erika (un thésarde française du même labo). La selection fut rude. Les chinois adorent Hélène (celle des garçons, des répét's et de la cafét'); ouais, mais non, pas moyen..

Mylène Farmer?

Alizée?

Les Musclés?

Les Fatals Picards (avec l'accent)?

Bézu?

Notre choix s'est finalement porté sur 'San Fransisco' de Maxime Leforestier.

 

 

 

 

 

 

 

 

我们唱一个法国歌。

Tout le monde a dit qu'on avait bien chanté (perso, j'en doute.. 'a capella', ça n'a pas du rendre très bien. Heureusement que leur seul point de comparaison est Hélène). Guillaume: je n'ai toujours pas de nouvelles de Franck Michaël. Peut-être est-il en tournée en Mongolie Intérieure??

 

En cadeau, chacun a recu une petite rose dont chaque pétale est une tranche de savon... à déposer dans la baignoire (virtuelle, pour l'instant) pour parfumer agréablement son bain... D'autres auront recu un petit caniche rose (c'est l'année du Chien, rappelon-le) en peluche, comme fraichement sorti de chez le toiletteur (rasé à certains endroits). D'autres sont repati avec une casserole, un radio-réveil, bref des peits gadgets...

Mais nous n'étions pas les seules vedettes. Nombreux sont les membres de l'Institut à s'être produits, en karaokés, en danses et chansons traditionelles, avec costumes authentiques!

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce fut un moment très agréable, même si j'ai pas compris grand chose à ce qui se disait...

 

Et pour terminer en beauté : un blouson magnifique! Je veux le même!

 

par Vincent DUPRET publié dans : Vécu
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Samedi 11 février 2006

     OK, j'ai pas donné de nouvelles pendant un moment, mais les vacances sont finies, et j'ai plein de boulot. Entre les articles du Muséum à finir, le nouveau matos à étudier et un dossier de bourse à préparer (style Marie Curie, pour ceux qui connaissent, mais en chinois, évidemment!), je n'ai pas le temps de m'ennuyer!!

    Mais il s'est passé quelques petites choses depuis...

   Lundi, par exemple, il a neigé toute la matinée... Pékin s'est recouverte d'une neige aussi fine que du sucre glace, sur 10 cm d'épaisseur...

 

C'était la page météo, en différé d'environ une semaine!

Sortez couverts!

 

 

par Vincent DUPRET publié dans : zhongguovince
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Lundi 6 février 2006

Ca aurait pu s'intituler "C'est ça aussi la Chine ".

 

 

 

Tout a commencé un beau matin... Hier matin...

 

 

 

Je prenais candidement ma douche dans la résidence universitaire, avec un plaisir non dissimulé de sentir l'eau chaude ruisseler sur mon corps de braise (spéciale dédikass pour vous, les filles!! et non, désolé, pas de photo!).

 

 

 

Alors que j'étais béat d'extase, j'entends la porte s'ouvrir!

 

 

 

monologue cérébral à la Amélie Nothomb :

 

 

 

"Diantre! Qui ose ainsi me pénétrer dans mon intimité aquatique?

 

 

 

"Soulagement céleste!

 

 

 

"Ce n'est que la porte adjacente qui s'ouvre, que dis-je!, qui s'écarte sur une gueule béante prête à recevoir son sacrifice excrémentiel.

 

 

 

"Que m'importe!" me dis-je. "Je décidai de laisser l'inconnu vaquer à ses occupations – faute d’avoir d’autre choix. Que son cloaque se soulage et que son offrande aille engraisser les rizières de l'Empire.

 

 

 

"Alors que je continuais d'oindre mon corps (un peu moins de braise) d'écume purifiante, quelle ne fût ma stupeur, mêlée de tremblements, d'entendre s'esbaudir la fraction anale de mon nouveau voisin.

 

 

 

"C'est alors que son postérieur, éructant de joie et d'extase, exsuda joyeusement un fumet sauvage, mélange d’épices et fragrance de voyage intérieur.

 

 

 

"Mes récepteurs olfactifs regrettèrent le fait que nos lointains ancêtres soient sortis de l'eau. Je décidai d'y retourner aussi sec, m'enfouissant sous ma couverture aquatique, et réfléchissant à la métaphysique de notre tube digestif: Dieu nous a fait à son image, paraît-il. Alors Dieu possède lui aussi l'arme chimique.

"Soudain, la cosmétique de mon ennemi s’enjolivait d’une nouvelle apomorphie: il s’allumait une clope. Non que je sois contre cette habitude, mais je trouvai l’endroit bien mal choisi. Où est donc l'hygiène de cet assassin? Tous ces effluves de méthane qui n’attendaient qu’une étincelle de vie pour participer aux Fêtes du Nouvel An Chinois ! A nous, feux d’artifices et pétards! Ah la belle bleue, Oh la belle rouge, Oh la belle marron ! De son, mon spectacle devenait lumière.

 

 

 

"J’abrégeai ici mes ablutions, et laissait le pyromane, ce Robert-non-propre, à la fécalité de sa situation, à l’anal-lyse de sa condition.

 

 

 

 

 

 

"Voila comment se faire pourrir une bonne douche. Pas grave, me direz-vous, il y aura d’autres occasions.

 

 

 

"Ce matin, c’est la femme de ménage qui m’a tiré de ma contemplation.

par Vincent DUPRET publié dans : Vécu
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Mercredi 1 février 2006

Le 30 janvier, nous sommes allés voir une fête à DiTan Park.

Ca, c'est de la dukasse! (une fête foraine-kermesse dans le nord [NDA pour les parigots!]).

  

 

 

 

 

 

 

 

l'entrée de Ditan PArk

 

Devinez dans quelle année nous sommes?

 

 

 

 

 

 

 

 

On en a tou vu dans nos livres d 'enfants, des cerfs-volants comme ceux-là!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evidemment, comme on est en période de vacances, beaucoup de monde vient s'amuser... Alors voici un petit jeu : retrouve trois amis dans la photo suivante (indice: l'un des trois te tourne le dos!):

 

Un truc rigolo: pas mal de gens voulait aller voir ce petit show avec des dinosaures. Je vais faire le difficile, mais j'en vois toute l'année (spéciale dédikass à Emilie, Karin, Florent et Ronan!):

 

et me demandez pas ce qui est écrit, débrouillez-vous!

 

 

 

 

 

 

Il est également possible de faire quelques tours d'arbres en chaise-à-porteurs traditionnelle, au son de la fanfare...  (c'est surtout pour les petits). C'est comme un manège : on tourne en rond, et les porteurs font monter et descendre la litière...

 

 

 

 

 

 

 

 

  • quelques objets et autres curiosités: ombrelles, éventails, pok'mons (dans le fond au centre):

 

  • castagnettes-hochets géants; pratique pour se repérer dans la foule, surtout quand tout le monde a eu la même idée!

 

 

  • des gourdes pour Barbara:

 

  • des montreurs d'animaux et autres (spéciale dedikass aux Joyeux Urbains):

 

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  • de belles lanternes 100% chinoises (si c'est du Made in France, je comprends plus!); elles sont jolies, hein Cyril?? Tu veux que je t'en ramène une??

 

  • Après avoir acheté de l'encens, on peut aller le faire brûler dans cette grosse urne... et juste à côté, un karaoké en plein air... Faut vraiment en avoir envie...

 

 

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  • Et c'est sur cette image de Sangoku (j'entends déjà Sémi s'esclaffer) que nous allons nous quitter pour aujourd'hui...

 

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Mercredi 1 février 2006

   Ne nous méprenons pas. Il est hors de question que je vous raconte ces quelques heures passées dans cet endroit gigantesque qui est patrimoine culturel de l'UNESCO. De toutes façons, les sites internet consacrés à la Cité Interdite sont pléthores... Je vais donc vous raconter et vous montrer seulement quelques petits trucs, histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

   Déjà, c'est GRAND! OK, on le savait déjà, mais être sur place nous rend encore plus petits. C'est extrêmement impressionnant.

   Nous sommes rentrés par le Sud, par la Porte de la Paix Céleste : Tienanmen. Celle-ci arbore, bien-sûr, le portrait de Mao. De magnifiques ponts sculptés permettent de l'atteindre. Ensuite, on rentre dedans.

Eh oui, ça a beau s'appeler une "porte", c'est super épais!!. Ensuite, on peut se faire une belle ballade avant d'arriver aux caisses; le droit d'entrée simple n'est pas cher: 40 RMB hors-saison. Il est possible de se procurer des audio-guides (pas pour cette fois, on est là juste pour regarder...). Je peux me le permetre, y'aura d'autres occasions, gnark gnark!

Des ponts, des escaliers, des portes, des palais gardés par des lions de bronze... De quoi impressionner les gens qui sortent de leur campagne comme moi.

Et ce n'est pas que de la façade! Regardez plutôt les plafonds:

  

Remarquable, non?

 

En bas de chaque édifice, on peut trouver une énorme jarre, à l'origine remplie d'eau, pour éteindre les incendies, comme tout est en bois... (Vous pouvez voir aussi que quelques bâtiments sont en cours de restauration; et je ne vous ai pas montré celui qui est desossé!!. )

  

Il est possible d'observer l'intérieur de certains palais: ici, le trône de l'Empereur... ('faut jouer des coudes!). Celui-ci est ouvert, mais d'autres vestiges sont protégés par des vitres; pas facile de prende de belles photos...

 même pas peur!!!

Voici un exemple d'ornementation en bordure de toit:

 

   Là, vous vous dîtes sûrement: 'Il se la joue trop'.

   OK, c'est facile de se repérer dan la partie centrale, mais au niveau des jardins, on arrive à tout un labyrinthe de petites ruelles -forts jolies au demeurant, ma partie préférée car plus intimiste-, mais dans lesquelles on est très vite perdu!

   Au hasard des ruelles, on peut tomber sur des expositions en plusieurs actes (et donc plusieurs maisons!!) cocernant Pu Yi (le dernier Empereur) et Cixi (celle qui le précéda, et qui causa la chute de l'Empire du Milieu).  A voir : les lunettes et le sceau impérial, des qualigraphies des arbres généalogiques, quelques contextes historiques, c'est pas mal fait...

 Spécial dédikass' pour Régis! (Désolé Pascal, pas vu de Dinothère; Désolé Pipounet, pas de Babarytherium...)

   Et on arrête ici pour aujourd'hui la visite de la Cité Interdite, avec en prime, un défilé de militaires saluant le drapeau national...

 

Au revoir, à bientôt...

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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Mercredi 1 février 2006

Ne soyez pas déçus par le manque de photos: il faisait nuit, et ça ne rend pas...

   Dimanche soir, premier jour de l'année du Chien, nous nous rendons donc à Bei Hai Park (juste à l'Ouest de la Cité Interdite) pour retrouver des amis -français- de Lu.

 une entrée de Bei Hai Park...

   Nous allons dans une petite maison de thé tout au bout du lac. Comme il fait très froid il y a encore de la glace, et les gens font du traineau ou font exploser des pétards à la surface du lac gelé. C'est très beau. On papote, on boit une bière (sympa la maison de thé, pas vrai Cyrille?), un thé (quand même), et comme le chauffage est assuré par deux poêles, on demande réglièrement des verres d'eau chaude... A tel point qu'il ne voulaient plus nous servir à la fin!!!

 le lac gelé avec un magnifique flou (artistique bien-sûr!).

 

   Voilà, c'est tout pour cette fois, mais il y aura certainement d'autres photos quand le printemps reviendra!!

 

par Vincent DUPRET publié dans : Tourisme
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